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Culture d’Artemisia annua et d’Artemisia afra

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Protocole de culture d’Artémisia annua

 

La période idéale de culture d’Artémisia est entre avril et juin (saison des pluies). Mais il est bien de commencer à préparer les semis en mars pour que les plantes soient en terre en avril.

ARTEMISIA ANNUA FICHE TECHNIQUE DE CULTURE

 

(Madagascar-Cameroun) 1. Description et utilisation L’artemisia annua L., une espèce de la famille des Composées, est une armoise annuelle qui peut atteindre plus de 3 m de haut 

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Artemisia annua

Comme son nom l’indique Artemisia annua et une plante annuelle. Son mode de multiplication privilégié se fait par semis mais le bouturage de cette armoise est aussi possible. Originaire de Chine, Artemisia se cultive facilement en région région tempérée ou elle s’est parfois naturalisée. Sa culture est possible en Afrique, mais sa culture demande une attention particulière et un arrosage régulier.

Artemisia afra

Artemisia afra est en revanche une plante pérenne pouvant vivre une dizaine d’année. Cette armoise forme un petit buisson dont la taille varie entre 60 cm et 2 mètres. Elle ne produit que très peu de graines. On la multiplie par bouturage et par marcottage.

Cultivée depuis peu au Rwanda et au Burundi cette armoise endémique en Afrique du Sud est également présente en Éthiopie, en Kenya, en Tanzanie, en Ouganda, en République démocratique du Congo, en Angola, au Malawi, au Mozambique, en Zambie, au Zimbabwe, au Botswana, au Lesotho, en Namibie, en Afrique du Sud en et au Swaziland.

Protocole de culture d’Artemisia annua

En Afrique, la période idéale de plantation de l’Armoise annuelle est le début de la saison des pluies. Mais pour cela il est nécessaire de préparer les semis environ un mois et demi plus tôt afin que les plants puissent profiter des précipitations saisonnières une fois mis en terre. Au Rwanda le retour des pluies après la grande saison sèche ayant lieu en septembre. Le semis pourra avoir lieu à partir de mi-juillet.

  1. Matériel utile pour semer :

  2.  Passoire, tamis ou panier tressé

  3.  Bassines, bacs

  4.  Bâche plastique noire

  5.  Bidon ou bouteille ou planches

  6.  Terre ou compost

  7.  sables

  8.  Cuillère

  9.  Verre en plastique ou boite de conserve vide

  10. Arrosoir, pulvérisateur 

  11. et bien sûr des graines

Procédure

1. Préparation du support de semis

Remplir une caisse de terre, de terreau, ou d’un mélange de compost mûr et de terre tamisés à l’aide d’une passoire, d’un tamis ou d’un panier en osier pour obtenir un support de culture bien fin.

2. Stérilisation du support

Stériliser le support de culture évitent les attaques fongiques et bactériennes des minuscules graines d’Artemisia.

 

Deux méthode de stérilisation sont possibles :

a. Solarisation :

Placer le bidon, la caisse ou la bassine de terre sous une bâche noir exposé au soleil pendant 5 à 6 jours ou plus si le ciel est couvert. Retirer les éventuelles herbes adventices qui ont poussées dans la bassin de culture.

b. Ébouillantage :

Faire bouillir de l’eau et arroser le support de culture d’eau bouillante

3. Préparation du semis

 Mélanger les graines avec du sable fin (obtenu après tamisage) dans un récipient adapté (verre, bol, boite de conserve...) selon la proportion suivante : une cuillère de graines pour dix cuillères de sable.

Deux méthodes de semis sont possibles :

1. En récipients (bouteilles, bidons...) qui sera irrigué par capillarité

 Découper la partie supérieure de bouteilles ou couper des bidons en deux.

 Percer des petits trous au bas des récipients choisis.

 Remplir le récipient avec le support de culture stérile préalablement préparé jusqu’en haut, de façon à avoir une surface plane

Placer les bouteilles ou bidons dans un bac avec un peu d’eau. Il faudra vérifier qu’il y ait toujours un volume d’eau suffisant dans le bac (environ 3 cm) et que la surface ensemencée soit à environ 15 cm au-dessus de l’eau pour permettre l’irrigation par capillarité.

Pépinière en pleine terre :

Délimiter l’espace de semis par des planches de bois ou des bambous.

Remplir cet espace de support de culture préalablement stérilisé ou arroser à avec de l’eau bouillante après remplissage comme décrit plus haut.

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Ateleir GCHCR-Technique et Culture d’Artemisia annua et d’Artemisia afra

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17,00 €Prix

Semis

 Saupoudrer la surface du support de culture avec le mélange de graines et sable et recouvrir les graines d’un peu de terre fine ; les graines doivent apercevoir la lumière pour germer.

 Pulvériser de l’eau sur les graines

Ajouter éventuellement un filet ou grillage au-dessus du récipient afin d’éviter l’attaque de ravageurs.

Protéger la pépinière des pluies violente ou du rayonnement direct du soleil par un abris ouvert

La germination s’opère après 4 à 7 jours

Repiquage :

Premier repiquage

Un mois environ après le semis, lorsque que les plants atteignent + 4 cm de hauteur et que la végétation devient trop dense, chaque plant doit être repiqué dans un récipient individuel qui peut être une demi-bouteille, un verre ou un sachet en plastique, un pot de yaourt...

 Chaque plant est prélevé délicatement à l’aide d’une cuillère sans hésiter à prendre beaucoup de terre autour de la jeune pousse, pour éviter tout dommages, puis transplanté dans les récipients disponibles.

Ces récipients auront été préalablement remplis de la même terre que celle du semis.

Ménager un trou dans la terre humide du récipient et y loger délicatement la plantule.

Rajouter encore un peu de terre autour de la plantule pour stabiliser l’ensemble.

Ne pas oublier de percer des trous au fond du récipient pour assurer l’irrigation par capillarité.

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Repiquage en pleine terre

 Dès que les plants portent 6 feuilles, il doivent être repiqué en pleine terre. Idéalement on veillera à faire en sorte que la période de repiquage en champ corresponde au début de la saison des pluies.  Le terrain utilisé pour la culture aura été préalablement désherbé, ratissé, labouré superficiellement, billonné et arrosé. L’Artémisia ayant un effet répulsif contre les insectes, il est aussi judicieux de l’installer autour des habitations et si possible l’abri du vent. Un écartement de 80 cm entre plants est généralement conseillé.

Soins et entretien des plantes

Irrigation et arrosage

La plante a besoin d’être arroser avec régularité, matin et soir surtout pendant sa phase de croissance. Une fois bien implantée l’arrosage ou l’irrigation peut être diminué et la plante tolère de brefs épisodes de sécheresse.

Dans les zones où la disponibilité de l’eau est limité plusieurs aménagements sont possibles pour retreindre l’apport d’eau.

Ombrière

 La construction d’une ombrière protégeant la pépinière réduit l’apport d’eau initial à une étape où le support de croissance doit rester humidifié. Avant l’étape de transplantation en pleine terre, il faudra toutefois veiller à réduire progressivement l’ombrage de la pépinière pour endurcir les plants et les habituer à leur prochain contexte de croissance.

Paillage

 le paillage des plants réduit la température du sol et l’évapotranspiration tout en réduisant la croissance des herbes adventices.

Irrigation avec des pierres

Lors de la plantation du plant, placer des pierres dans un trou situé à côté de la motte de racine, afin que l’eau ruisselle jusqu’aux racines du plant. Ne laisser pas les pierres toucher les racines du plant. Les pierres doivent avoir la taille d’un poing ; si elles étaient très petites, les espaces entre elles se rempliraient rapidement de terre.

Irrigation avec conteneur recyclé

Choisir un récipient de 1 à 2 litres, par exemple une bouteille en plastique, et percez de petits trous près du bas. Enterrer à moitié la bouteille et la placer à côté du plant de manière à ce que les trous soient face aux racines. Remplir le récipient avec de l’eau et couvrir légèrement le dessus pour empêcher l’évaporation. Remplir le récipient régulièrement.

Irrigation par du sable

Avant la plantation, placer un récipient cylindrique ou carré, ouvert aux deux extrémités, au milieu du trou de plantation. Remplissez le vide à l’extérieur du récipient avec du sable ou un sol sableux grossier. Planter le plant à l’intérieur du conteneur rempli de terre enrichie, puis retirer le conteneur pour l’utiliser pour repiquage suivant. La couche de sable retiendra l’eau autour des racines des semis.

Micro-barrage

Sur des pentes très douces, on peur construire un muret de terre en forme de V ou semi-circulaire sur le côté inférieur du semis. Lorsqu’il pleuvra, l’eau sera retenue par ce muret et s’accumulera prêt du plant.

Irrigation par capillarité avec des jarres de terre cuite

Enterrer un pot en terre cuite poreuse entre quatre plantes de sorte que son sommet soit de niveau avec la surface du sol. Le pot doit contenir au moins 4 litres. Versez de l’eau dans le pot et mettez un couvercle sur le dessus.

Remplir le pot régulièrement, en fonction de la rapidité avec laquelle l’eau s’infiltre dans le sol. Les racines pousseront vers le pot pour puiser de l’eau et des nutriments. Peu de mauvaises herbes pousseront car la surface du sol restera sèche.

Irrigation par goutte à goutte

L’irrigation au goutte-à-goutte avec un bidon ou un seau muni d’un robinet à sa base est un moyen simple et efficace d’irriguer de petits jardins avec un minimum d’eau. L’eau s’écoule à travers des tubes en plastique appelés depuis le réservoir placé à 1 mètre du sol. Les tuyaux de goutte à goutte sont préparées avec de très petits trous (sorties d’égouttement). Des gouttes d’eau s’échappent par les trous et pénètrent dans le sol.

Le seau contient 20 à 30 litres d’eau. Il est muni à sa base d’un filtre simple qui empêchera l’encrassement des conduites et des sorties d’égouttement. Ce système peut fournir suffisamment d’eau pour environ 100 plantes à l’aide de 2, 4 ou 6 tuyau d’égouttement, dont aucun ne doit dépasser 30 mètres. Les tuyaux percés permettent une distribution de l’eau uniforme sur toute leur longueur.

Fertilisation

L’apport de base en fertilisant doit être apporté avant le repiquage des plants en pleine terre. Les fertilisant facilitant la ramification doivent être logiquement apportés avant cette étape de croissance majeure et être accompagnée du désherbage et de binage autour des plants. L’apport de fertilisant doit être déterminé en fonction du sol et des contexte de culture.

 

Récolte

 Échelonner la récolte sur 4 périodes différentes. Lors du quatrième passage, couper le plant à la base et le hacher en petits morceaux. Récolter les feuilles juste avant la floraison, qui survient autour 2-3 mois (il faudra sûrement quelques années avant de savoir quand récolter précisément car la période de floraison dépend sûrement du lieu). Il s’agit de couper et de rassembler les plants.

 Conserver une partie (à définir en fonction des récoltes précédentes) des plants intacte (les plus beaux plants) : récolter les akènes contenant les graines après la floraison (on peut garder les graines 3 ans à température ambiante)

 

Séchage

Il est généralement conseillé de faire sécher les plantes médicinales à l’ombre. Cette recommandation ne s’applique pas à l’artémisia dont l’exposition au soleil augmente au contraire la concentration en principe actif.

Multiplication

Méthode 1 : production de graines :

Cette méthode s’applique seulement à Artemisia annua. Artemisia afra ne produit que de rares graines se multiplie par bouturage et par marcottage.

 

 Laisser sécher les plus beaux plants

 Les couper à leur base. Mettre une bâche en dessous pour éviter de perdre des graines

 Battre et tamiser pour récupérer les graines dans une bassine.

 Mettre les graines à l’abri du soleil et de l’humidité avant de commencer un nouveau cycle cultural.

Méthode 2 : le bouturage

Le bouturage est le mode de multiplication privilégié d’Artemisia afra, mais il peut aussi s’appliquer à Artemisia annua

 Couper une tige solide d’un beau plant à l’état végétatif (quand il n’y a pas encore eu de fleur
ou de bourgeon) mais qui n’est pas trop jeune et est en partie ligneuse

 Sectionner la tige pour que le prélèvement qui doit comprendre un ou des bourgeons à sa base fasse une quinzaine de cm., soit l’écartement maximal entre pouce et index.

 

Couper la partie haute et fraîche de la tige puis sectionner une quinzaine de cm plus bas en veillant à laisser au bas 5 cm après un nœud de bourgeon.

 Ôter les première feuilles à la base de la bouture pour ne garder que les 3-4 dernières supérieures. Étêter les pointes des feuilles supérieures pour alléger la bouture.

 Replanter cette bouture dans un récipient ou en pleine terre en champ. Il faut environ une à deux semaines pour que la tige s’enracine. Les premières feuilles apparaîtront alors rapidement.

 Arroser régulièrement et abondamment les boutures.

Méthode 3 : Marcottage

Cette approche est utilisée pour la multiplication d’Artemisia afra :  Choisir une tige retombante de la plante.

 Dégager le paillage et creuse emplacement ou une partie de la tige va être enterrée

 Enterrer une partie de la tige qu’on débarasse de ses feuilles (1)

 

Faire ressortir l’extrémité l’extrémité de la tige (2)

 Fixer la partie souterraine avec deux batons croisés pour éviter qu’elle se relève et identifier la zone marcottée et maintenir verticale l’extrémité emergée avec un tuteur (3)

VIDEO

Ressource complémentaire lutte contre le paludisme

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